Les Quatre Accords toltèques

Le livre des Quatre Accords toltèques est un guide qui nous ramène à qui nous sommes vraiment. Il nous aide à comprendre ce qu’est la véritable amour, celui qui est inconditionnel ; aimer, que ce soit nous-même ou nos proches, sans aucune condition. Nous avons toujours tendance à vouloir tout contrôler, ceux qui nous aiment, ceux que nous aimons, ceux qui nous entourent et nous-mêmes, mais cette façon d’aimer ne correspond pas à l’amour véritable.

« Si nous pouvions simplement apprendre à aimer sans poser de conditions, c’est toute l’humanité qui se transformerait. » Don Miguel Ruiz

Après avoir lu (plusieurs fois) « La voie de la liberté personnelle, les Quatre Accords toltèques » de Don Miguel Ruiz, j’ai trouvé des réponses qui ont suscité un changement de comportement et d’attitude de moi à moi-même, de moi vers les autres, vers le monde. Il n’est pas toujours évident de tout respecter, là est encore le problème d’une trop grosse pression que l’on se met, parfois. Peu de confiance en soi, beaucoup d’angoisses et de doutes, les Quatre Accords toltèques m’aident au quotidien pour y pallier, pour relativiser, prendre du recul et surtout déculpabiliser.

Qui sont les toltèques ?

C’était, il y a des milliers d’années, dans le Sud du Mexique, et plus précisément à Teotihuacan, l’ancienne cité des Pyramides, au-delà de Mexico City. Des femmes et des hommes de connaissance, des artistes et scientifiques, formant une société destinée à explorer et préserver la connaissance spirituelle. Les naguals (maîtres) toltèques ont dû cacher et dissimuler leur sagesse, du fait de la conquête européenne, mais heureusement, cette démarche et ses croyances ont prospéré, certes dans l’ombre, de générations en générations de naguals.

Je me suis rendue à Teotihuacan pour creuser et approfondir la sagesse que m’a transmise cette lecture. J’y ai découvert, loin du site touristique, une société pleine de bienveillance et de générosité qui ne compte pas, qui aide à grandir et qui pousse à se sentir libre. Comme si, ces Quatre Accords toltèques étaient ancrés en chacun d’eux, comme dans de très nombreux individus du monde entier, d’ailleurs.

Enseigner les Quatre Accords toltèques aux enfants ?

Les Quatre Accords toltèques ne s’enseignent pas. Il est plutôt question de « guider » et d’ « accompagner ». Ouvrir les esprits et les cœurs des enfants à ces Quatre principes fondamentaux.

  • « Que votre parole soit impeccable ».
    Être impeccable, c’est justement de ne rien faire contre soi-même. C’est assumer la responsabilité de nos actes, sans juger, sans critiquer.
  • « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ».
    Ne pas partir du principe que tout ce qui arrive nous concerne. Ne pas se sentir responsable de ce que font les autres. Ces opinions n’ont rien à voir avec moi, nous.
  • « Ne faites pas de suppositions ».
    Ne pas penser que tout ce que nous entendons est vrai, ne pas faire de suppositions sur tout ce que les autres font ou pensent, car nous en ferons une affaire personnelle. Posons des questions !
  • « Faites toujours de votre mieux ».
    Ce dernier accord transforme peu à peu les trois autres en habitudes. Notre « mieux » peut varier, parfois à un haut niveau, et d’autres fois à un moins bon. L’essentiel est de toujours faire de son mieux, ni plus, ni moins. Si vous faites toujours de votre mieux, il vous est impossible de vous juger.

J’ai découvert cet été un album de littérature de jeunesse qui, par le biais d’une histoire d’un petit chacal, guide les enfants sur les Quatre Principes toltèques. Le petit chacal est malheureux, triste, il manque de confiance en lui, s’énerve parfois, très vite. Son ami, un calao, le guide, sans lui enseigner, principes par principes, vers un travail de paix intérieure, pour aimer inconditionnellement. Le petit chacal comprend peu à peu qu’en s’aimant, il lui sera plus facile d’aimer les autres, et d’être heureux.

Le Petit Chacal qui voulait être Heureux

d’Emmanuelle Lepetit et illustré par Astrid Yskout

des éditions Fleurus

À se procurer ici

Synthétiser les Quatre Accords toltèques et garder une trace écrite

Après chaque lecture de chaque principe, il est essentiel de parler et d’échanger sur ce qu’a appris le petit chacal et comment il y est parvenu. Quel a été son travail de développement personnel ? Que se serait-il passé sinon ? Il faut donc sortir le principe du contexte de l’album et citer des exemples dans la vie quotidienne, de l’école, de la classe, de la famille…

Au fur et à mesure de la lecture, il est également important de noter les principes, de les faire correspondre à une image pour ainsi s’en imprégner et les utiliser quotidiennement. Nous les affichons petit à petit et le principe peut aussi être le « mot de passe » pour la semaine. Je fais très souvent des rappels à de multiples moments de la journée ; une dispute qui a eu lieu dans la cour, un enfant triste, en colère… Les enfants se familiarisent peu à peu avec.

Avec les enfants, nous avons réalisé une carte mentale que nous remplissons progressivement. Ce travail de découverte prend un mois environ (1 principe = 1 semaine), mais il est développé toute l’année. Il n’est pas forcé de travailler chaque principe à la suite, cela peut s’étendre sur plusieurs mois.

Les Quatre Accords toltèques nous accompagnent au quotidien.

2 commentaires sur “Les Quatre Accords toltèques

Ajouter un commentaire

    1. Bonjour et merci pour ce beau partage. Je ne connaissais pas cet album et merci de me l’avoir fait découvrir. Je ne savais pas comment aborder ces principes avant, mais avec cet album ça sera plus simple.
      Est ce que tu as assez de recul pour voir des changements avec eux même et entre eux?
      Encore merci, c’est super ce que tu as partagé avec nous (même si je suis jalouse de ton voyage à Teotihuacan! 😊)

Laisser un commentaire

Create a website or blog at WordPress.com par Anders Noren.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :